Complément alimentaire, définition

Il y a quelques temps encore, les compléments alimentaires étaient soumis aux règles concernant les aliments, ces règles variant fortement en Europe selon les pays, les autorités européennes décidèrent d’encadrer le secteur des compléments alimentaires. Comme pour toutes nos autres gammes de produits, Soinsdetoi a privilégié également "l’information des consommateurs et sa compréhension par ces derniers", par du rédactionnel sur base scientifique mais accesible à tous.

Une réglementation spécifique.

Récemment, dans le but d'améliorer l'information et la sécurité des consommateurs, les Autorités ont pris des dispositions pour harmoniser les règles au niveau Européen.

Les autorités compétentes ont définis une liste d'ingrédients autorisées :

  • La commercialisation des vitamines,
    • en tant que compléments alimentaires est très encadrée par les autorités. L’arrêté du 9 mai 2006, définit une liste des vitamines pouvant être utilisées dans la fabrication des compléments alimentaires,  les substances vitaminiques à partir desquelles elles peuvent être extraites ainsi que les doses maximales journalières.  Ainsi pour toute vitamine et tout minéral, les industriels doivent respecter l’arrêté du 9 mai 2006 pour fabriquer leurs compléments alimentaires. (Annexe 2: règlement (CE) n° 258/97 du Parlement européen et du Conseil du 27 janvier 1997 et annexe 3: arrêté du 9 mai 2006).
  • Les plantes
    • Les plantes à usage traditionnel occupent une place importante dans les ingrédients utilisés pour la confection des compléments alimentaires; à notre époque de "retour à la nature", l'on assiste à une augmentation de leur utilisation.  La directive 2004/24/CE permet « une demande d’autorisation simplifiée » pour les plantes qui par leurs usages traditionnels et pour lesquels un effet « médical » réel n’a pas été prouvé, mais dont l’usage de plus de 30 ans permet de garantir leur sécurité et innocuité.
  • Les substances à but nutritionnels ou biologiques
    • La biotechnologie est une source considérable de nouveaux ingrédients qui entrent dans la composition des compléments alimentaires. Ces nouvelles substances font l'objet d'études cliniques.

L'évolution depuis 2002 : Harmonisation européenne.

Les Autorités Européennes ont instauré un cadre législatif commun à l’ensemble des Etats Membres.  Cette volonté a été posée par la directive 2002/46/CE et modifiée par la directive CE 19/24/2006 (en vigueur depuis janvier 2007). L'objectif est d'assurer la sécurité sanitaire des consommateurs, par la régularisation de pratiques concurrentielles plus justes et par le renforcement de la protection et de l'information des consommateurs en édictant des règles claires et strictes concernant la composition, l’étiquetage, la qualité et la sécurité.

 Elles donnent d’une part :

  • Une définition des compléments alimentaires: « Denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d'un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité» .

D’autre part, elles établissent :

  • Un cadre réglementaire pour les allégations. Une allégation est le message ou toute représentation (y compris sous la forme d’image, d’éléments graphiques ou de symboles) faisant état des propriétés sanitaires et/ou nutritionnelles des aliments ou de leurs composants. Autrement dit, il s’agit du lien qui existe entre une substance et son effet sur la santé.

 Dans cette directive sont fixées les trois catégories d’allégations désormais autorisées pour les compléments alimentaires :

  1.  Les allégations génériques (visée par l'article 13.1): Il s'agit de listes positives d'ingrédients (vitamines et minéraux) établies par le Comité Scientifique Européen au regard de leur securité et de leur biodisponibilité. 
  2. Les allégations nutritionnelles (visée par l'article 13.5): Liées à une amélioration des fonctions biologiques, elles font référence à la teneur d'un nutriment dans un aliment. Elles indiquent par exemple "riche en calcium" ou "représente 30 % des apports journaliers recommandés en vitamine C". 3
  3. Les allégations de santé (visée par l'article 14): Liées à la réduction des risques de maladies et à la croissance des enfants, elles mettent en relief le lien entre un nutriment ou un aliment et l'état de santé. Une allégation santé peut revendiquer la diminution d'un facteur de risque (ex: . les omegas 3 réduisent les risques cardio-vasculaires .) ou celle d'un risque de maladie, mais elle ne peut pas comporter de mention thérapeutique indiquant que tel nutriment prévient une pathologie ou la guérit (ex : . le calcium previent l'ostéoporose .).
 Les compléments alimentaires peuvent être divisés en plusieurs catégories :

 telles que :

  • les vitamines
  • les minéraux et oligo-éléments
  • les acides gras
  • les protéines et les acides aminés
  • les probiotiques